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2 mars 2017

Pango et son école de surf

Pango sera notre dernière étape au Vanuatu. Nous avons fait le tour de l'île d'Efaté et nous sommes contents de nous reposer dans le backpacker local, le Blue Pango, tenu par un coréen très gentil. retrouver un lit et de quoi cuisiner nous ravis également d'autant plus que le temps s'obscurcit et que la pluie gagne en intensité pour les prochains jours.

En outre, le site est pourvu d'une piscine, Louison y rencontre des enfants de Nouvelle Calédonie avec qui il s'entend à merveille et il réussit également à faire ses premières leçons de surf, grâce à une association locale et un moniteur patient qui parvient à lui donner envie de surfer davantage malgré la barrière de l'anglais. Ces deniers jours défilent à toute allure. Nous fêtons le nouvel an dignement avec un plat de pâtes et de fruits de mer congelés... Un vrai festin après nos quelques jours de conserves au feu de bois !!

Séance de devoirs



Louison sur une planche de surf, après avoir pris une vague tout seul !!




Louison et le chien du backpackers, qui nous sera fidèle pendant tout notre séjour


Enam et la rencontre avec Joel et Linda

Nous attendons longtemps avant de trouver une voiture pour aller jusqu'au village suivant : Enam. Heureusement, l'épicerie reste ouverte en cette veille de Noël ! 

A Enam, nous trouvons un village traditionnel, avec des cases et de très jolis jardins, répartis entre la route et l'océan, un bord de mer riche en Yuccas géants, sous lesquels nous plantons la tente. Rapidement, nous sommes abordés par un vieil homme originaire de Nouvelle Calédonie et connu sous le nom d'Abou doudou. Il nous offre Papaye et navels, sorte de fruits verts et durs dont nous mangeons le noyau qui a un peu le goût d'amande.

Peu après, c'est Joël qui vient nous trouver. Il habite juste en face de l'endroit où nous nous sommes posés. Il nous invite à venir chez lui et comme c'est Noël, insiste pour que nous passions la soirée, mais aussi le petit déjeuner et tous nos repas chez eux... Avec sa femme Linda, ils nous ont accueillis avec une générosité sans faille, une gentillesse et une simplicité que nous ne sommes pas prêts d'oublier !! Eric et Joël ont partagé le Kawa local, selon la tradition, dans une ambiance masculine et sombre (la lumière fait mal aux yeux à cause du Kawa). J'ai pu également y goûter, mais rapidement car ce breuvage est normalement réservé aux hommes. Linda n'en prend jamais mais ne voit pas d'objection à ce que j'y goûte. Fabriqué à partir de la racine d'une plante de la famille des poivriers qui est tout d'abord longuement mâchée, puis recrachée et mélangée à de l'eau, cette boisson est consommée dans les nakamals qui fleurissent un peu partout sur l'île. Après plusieurs verres, les membres s'engourdissent et l'on se sent légèrement euphorique.
Quand l'heure du départ arrive, nous partons déjà nostalgiques des moments passés en leur compagnie, mais enrichis de leur sens profond de la notion de partage.

L'attente d'une voiture à l'épicerie d'Epao
La famille avec laquelle nous partageons le stop
La plage d'Enam
Le village, vu depuis notre tente
Notre tente !
La famille de Joël et Linda


Nous passons un après-midi au blue lagoon, un lieu de loisir très prisé car les lagunes d'eau translucides sont aménagées avec des cordes qui permettent aux petits et grands de sauter et les rives sont aménagés de farés permettant de pique niquer.



Une banque improbable, sur la route, près d'Enam

Epao

Nous poursuivons la route vers le nord de l'île, toujours un peu plus loin de la capitale. Les voitures sont de plus en plus rares et les magasins de moins en moins fournis.... 


Nous parvenons tout de même jusqu'au village d'Epao, où nous sommes encore une fois très bien accueillis par le chef du village. Nous avons l'autorisation de planter la tente à deux pas du Nakamal. 

La soirée se déroule selon le rythme désormais habituel : baignade, recherche de bois et feu sous les étoiles. Eric en profite tout de même pour sympathiser avec un perroquet trrrrèèèèès affectueux !!

Quand il faut juste savoir anticiper...




 




L'île Pelé et l'île Nguna


Nous voici enfin de retour pour poursuivre nos aventures au Vanuatu.... avec désormais deux mois de retard, un décalage malheureux car il nous sera difficile de restituer l'ambiance et la chaleur humaine de ce séjour.... Mais comme nous écrivons depuis Moorea, où les habitants tentent de nous prouver leur gentillesse sans nulle autre pareil, le dépaysement reste tout relatif !

Au départ de la plage de Havannah nous avons eu du mal à trouver un mini bus. Nous tentons donc le stop qui deviendra le seul moyen de transport de ce côté d'Efate, trop éloigné de Port Vila pour disposer d'un réseau de transport.
En stop, aucun problème. Nous sommes rapidement pris par une première voiture, puis par une jeune australienne et sa mère qui partent elles aussi pour l'île Pelé ce qui nous permet de partager le bateau aller et retour. 

Sur l'île Pelé, nous avons l'impression d'être au Paradis. Tout d'abord, nous plantons notre tente sur un terrain de location de bungalows et bénéficions de repas cuisinés. Un vrai luxe après nos repas de maquereau, sardine et raviolis en conserve !! Ensuite, les plages sont magnifiques et les habitants vivent dans une sérénité contaminante !

Dans un pick-up, en route vers l'île Pelé

La plage où nous dormons


Enfin un peu de confort pour faire les devoirs
Louison s'initie au "stand up paddle" avant de vivre ses premières leçons de surf à Pango, en fin de séjour. C'est aussi l'occasion de découvrir l'art de la patience avec la construction de châteaux de carte en plein vent !










Une espèce rare : l'Hominé Opposum


Le fameux tricot rayé, serpent mortel (mais qui mord rarement...)


Juste à côté de Pelé se trouve l'île Nguna ; toutes deux sont séparées par un petit bras de mer. Nous traversons à la nage pour découvrir une autre île et le village de Nekapa, doté d'un magnifique Nakamal (case collective où les habitants d'une chefferie se réunissent pour débattre et décider ensemble des choix importants pour le village). 


A l'entrée du Nakamal, une sculpture de tortue avec un poisson dans la bouche

Sur les murs de l'école, une mappemonde géante représente les continents, et plus spécifiquement les îles du vanuatu. Plus loin, un bassin est dédié à l'élevage de poissons.




29 janvier 2017

La plage d'Havannah et l'île Moso

Nous poursuivons notre tour d'île en mini bus.  Nous nous arrêtons à Havannah beach où nous avons entendu parlé d'un camping. Malheureusement, le camping est plein car les vanuatais se rassemblent pendant les vacances de Noël pour fêter l'évènement. Eric déniche un terrain à vendre qui jouxte la case du chef local. Celui-ci nous donne l'autorisation d'y planter notre tente et nous y passons 3 jours à profiter uniquement de la plage. Le temps défile entre la recherche de bois pour faire chauffer le café et les boîtes de conserve que nous cuisons à même le feu, les baignades, le snorkeling, les jeux de rami italien et les devoirs de Louison. C'est incroyable comme si peu d'activités suffisent pour occuper la journée !!


Notre tente sur le terrain de la plage d'Havannah.








Avant de partir, des jeunes venus de l'île d'en face, l'île Moso nous incitent à venir voir leur village où ils nous garantissent que nous serons bien accueillis. Nous tentons l'expérience et partons vers cette nouvelle aventure. Au village, l'accueil est effectivement chaleureux. On nous indique un endroit pour planter la tente et nous trouvons quelques denrées à la petite épicerie communautaire. 
Le village est petit mais a son école, ses églises, son Nakamal, son épicerie et même un dispensaire pour les soucis de santé. Nous sommes surpris de ne pas y trouver de poissons mais nous découvrirons que manger du poisson n'est pas si courant...

Dans une église, nous écoutons quelques instants des enfants chanter des chants de Noël... Pas de souci, ils seront prêts le moment venu !!


Le réveil est très matinal : les chants d'oiseaux, en forme dès 4h30 du matin, ne nous laissent que peu de répit... Cela fait partie du rythme du camping : coucher tôt, lever tôt ! Nous en profitons pour partir de l'autre côté de l'île à travers une zone boisée afin d'aller observer les fonds marins. Aucun regret, le corail et les poissons sont bien présents et nous nous éclatons au milieu des couleurs du Pacifique.